Le tunnel - Introduction
Le tunnel est un endroit aux frontières de ce que nous nous sommes collectivement habitué·e·s à appeler réalité
.
Les différentes explorations ont montré que malgré sa longueur maximale théorique de 200 mètres, un épais "brouillard" (souvent décrit par les explorateur·ice·s
comme une boue noire-violette qui remplit l'air d'un coup
) avale les personnes continuant leur route. Dès lorsm leurs signaux (GPS, bluetooth, téléphone...), leurs boussoles de précision, leurs altimètres, etc.
se retrouvent "fixés" à l'extrémité théorique du tunnel, qu'ils viennent de dépasser. Selon des relevés écho-sismographiques, la longueur "réelle" du tunnel, dont aucune autre extrémité n'a d'ailleurs jamais été
trouvée, est pourtant de 73.8 mètres. Les 126.2 mètres restants, s'ils sont donc observables depuis l'entrée du tunnel, ne le sont pas depuis l'extérieur. Aucune démarcation particulière
n'est attestable aux 73.8 mètres, et tous les relevés d'équipements fonctionnent comme si cette partie du tunnel était effectivement existante dans notre réalité.
Le tunnel, dans sa partie observable, est un simple tunnel en forme de "trapèze", avec une base large de 8 mètres au sol, et de 7.56 mètres au plafond.
Contre toute attente, les relevés indiquent à partir de la "démarcation" précédemment établie que les murs sont parfaitement plats et droits, perpendiculaires au sol et au plafond à la fois, et parallèles entre eux.
Sur toute la longueur du tunnel observable depuis son entrée, il en va de même pour le sol ét le plafond. Ce premier est d'ailleurs fait en un bitume de très bonne facture, là où murs et plafond sont en béton.
Sur le côté droit du mur, des flèches jaunes indiquant parfois l'une, parfois l'autre des extrémités théoriques du tunnel (de manière relativement aléatoire) sont peintes en peinture routière à base de résine. Tous
les 4 mètres environ (2.74 ⇝ 4.05 mètres), des lampes Xénon type arc, d'une température visuelle chromatique de 6028 Kelvin, sont disposées derrière des prismes de diffusion classique
que l'on s'attends à retrouver dans des tunnels de ce type construit dans les années 1990. Retirer les ampoules de leur emplacement les éteint, mais ces emplacements ne sont pas branchés. De plus, elles sont systématiquement
remplacées dès que l'emplacement de la lampe n'est plus dans la ligne de vue directe d'un·e humain·e ou d'un animal.
Une fois les 200 mètres dépassés, le "brouillard" s'étend sur environ 5 mètres. Du fait du "fixage" géographique des équipements de mesure, et de l'impossibilité de correctement mesurer avec
des moyens analogiques (nous y reviendrons dans les analyses d'expédition), cette mesure est estimée grâce à des expériences de traversée à allure constante par des humain·e·s et des drones sur roues.
Avant la ligne des 200 mètres, surnommée le plus souvent par funesta analogie L'horizon des événements
, et à partir de celle des 72.8 mètres (1 mètre avant la fin du tunnel
comme elle est mesurable depuis l'extérieur), des portes de service en fonte, verouillées et menant vers des murs de parpaings ou simplement de roche, sont disposées tous les 10 mètres. Comme les lampes ou
le reste de la structure (peinture, murs, sol bitumeux...), aucun changement d'état ne persiste lors de l'arrêt de l'observation. Toute porte forcée ou "démurée" reprend son état initial dès que personne ne les regarde.
Absolument aucune source d'énergie n'est détectable comme reliée à la structure.
La population "locale" (le village le plus proche est situé à 13.5 kilomètres) la préfécture, la gendarmerie nationale, l'armée de terre, les renseignements français, ainsi que des agents privés et des
enquêteur·ice·s indépendant·e·s ou non ont tenté d'explorer cet endroit à de multiples reprises, avec plus ou moins de succès. La particulartité des signaux à être "fixés" au-delà du brouillard a prermi, ces trente
dernières années, de récupérer des flux de données d'une qualité croissante au fur des évolutions technologiques. Parmi toutes ces "données-sources de première main" figurent des textes, des journaux audio,
des flux caméra audiovisuels, des relevés topographique, des sonars, des appels téléphoniques, et bien d'autres documents que nous analyseront par la suite.
Ce site est une "lettre ouverte". Il s'agit d'une synthèse de ces explorations, et des littératures scientifiques, légales, amateures qui ont découlé de la découverte de cet endroit. Un travail titanesque a été fait pour compiler, rechercher, exhumer, monter, restaurer, synchroniser, identifier, authentifier et analyser les informations autour du tunnel. Nous pensons cependant que cela en vaut bien la peine : le tunnel remet en question bien plus que la sécurité locale : au vu de cette approche analytique, nous pensons pouvoir affirmer que le tunnel remet en question la totalité des connaissances humaines.
Ceci est la mort définitive de toute connaissance.
Ceci est un combat pour la refondation.